La bienveillance est-elle une faiblesse ?

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La bienveillance est-elle une faiblesse ?

Cette petite question me taraude, et je vais vous expliquer pourquoi !

La bienveillance est une disposition favorable envers quelqu’un.

Etre précautionneux avec l’autre. Le prendre en empathie. Résumé dans cette belle phrase illustrée ici :

Chaque personne que tu croises est en train de mener un combat dont tu n’as pas connaissance. Sois gentil. Toujours.

Cette attitude me paraît naturelle.

Certains par contre y voient une faiblesse. Et sont sarcastiques.

Vit on dans un monde de bisounours ?

Ainsi, sur Twitter, cette jolie photo que j’ai partagé a reçu le plus de réponses sur mon compte !

En considérant :

« Je comprends que la novlang bullshiteuse est le fond de commerce des chargés de com 2.0 et autres RH qui cherchent à exercer la violence en préservant leur bonne conscience. Notre actualité politique est pleine de cette « bienveillance » morbide ».

Je vous passe tous les autres commentaires pour le coup « malveillants » !

Mon collègue me dit que je n’ai pas de bons amis sur Twitter 🙂 .

Evidément la bienveillance n’est pas à reprendre à toutes les sauces.

La bienveillance nécessite sincérité. Sinon elle peut être manipulation. Et la limite est toujours subtile.

On rétorque qu’être bienveillance est une faiblesse.

Nous voilà revenu à la question que j’abordais en début de billet : « la bienveillance est-elle une faiblesse ».

Alors bien sûr dans un monde mysogine, où les muscles sont plus forts. Où la brutalité et la force l’emportent, la bienveillance pourrait paraître comme une faiblesse.

Dans certains autres continents, comme dans les pays asiatiques, on ne se pose pas ce genre de questions… La bienveillance fait largement partie des attitudes.

Alors, non, la bienveillance n’est pas une faiblesse !

Il est plus difficile de prendre en compte avec bienveillance notre environnement que de se laisser aller à ses pulsions, la dérision, les sarcasmes. Etre méchant, c’est bien plus facile. Mais c’est la faiblesse.

C’est la retenue, l’écoute, la bonne disposition qui est plus difficile à maîtriser. On a vite fait d’être impatient, de ne penser qu’à ses propres considérations. Considérer qu’on a pas toujours raison. Qu’il faut écouter et se mettre à la place de l’autre est un exercice qui demande du courage, de la patience.

Alors, oui, la bienveillance n’est pas une faiblesse. C’est une force. Et difficile à ajuster.

« La mettre à toutes les sauces » comme protestent certains, c’est au moins parler de positif. Et le positif ne peut que se partager, se diffuser.

A la novlangue des communicants 2.0, je préfère qu’on parle bien plus souvent de « bienveillance » que de « productivité », « performance », « bataille », « concurrence »…

 

3 réflexions sur “La bienveillance est-elle une faiblesse ?

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